Système éducatif

Le ministère de l’Éducation nationale (MEN) s’occupe de l’ensemble des niveaux de l’enseignement général ainsi que du préscolaire et de l’enseignement non formel. Le cycle primaire dure six années et est sanctionné par le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE).

Indicateurs

  • Nombre total d’élèves au cycle primaire : 2 111 975 dont 931 051 filles 
  • Nombre total d’élèves du primaire dans le secteur public : 1 864 630
  • Nombre d’enseignants : 45 804
  • Ratio d’encadrement élèves/enseignant : 46
  • Taux brut de scolarisation primaire : 74%
  • Taux d’achèvement : 47%

À lire

Rapport PASEC Côte d'Ivoire 2012 (PDF)

 

 

Crédit photo (vignette) : © IFADEM 

En 2009, la Côte d’Ivoire a mis en place un Plan d’actions à moyen terme (PAMT), dont les objectifs prioritaires passent par une amélioration de la qualité et de l’accès au cycle primaire afin d’atteindre l’éducation de base universelle d’ici 2020.

Selon le Rapport PASEC de 2012, malgré une baisse des effectifs dans le primaire dans les années 2002‐03 et 2004-05 imputable à la situation sociopolitique qui a prévalu sur  cette période dans le pays, les effectifs du primaire ont progressé, passant de 2 113 836 élèves scolarisés en 2001-2002 à  2 179 801 en 2006-2007.

Les garçons sont plus nombreux que les filles à achever le cycle primaire. Cependant, le score des filles est meilleur à celui des garçons en ce qui concerne la transition. La région du nord‐ouest et celle du nord enregistrent les plus faibles taux d’achèvement du cycle primaire. Seules les régions du sud, du centre‐ouest et d’Abidjan enregistrent les meilleurs scores d’achèvement.

Les indicateurs du système éducatif ivoirien sont révélateurs d’une situation critique au regard des objectifs de l’Éducation pour tous (EPT) et du niveau atteint par d’autres pays.

Selon l’Institut de statistique de l’UNESCO, le taux brut de scolarisation était de 74% au démarrage de l’évaluation PASEC, contre une moyenne régionale de 102%. Le taux d’achèvement de l’enseignement primaire est estimé à 47% à la même période et le taux de transition au secondaire estimé à 47% en 2007.

Le français est la langue officielle de la Côte d’Ivoire. Au niveau de l’enseignement, le français relève du domaine des langues. Le régime pédagogique du primaire, selon les nouveaux programmes, prévoit 13 heures 30 minutes par semaine soit 432 heures par an pour l’enseignement du français ; ce qui représente 50% du temps total d’enseignement. A la fin du cycle du primaire, l’élève doit pouvoir s’exprimer correctement à l’oral et à l’écrit, lire  et comprendre un texte, produire des écrits variés qui respectent les règles de fonctionnement de la langue.
Par ailleurs, les autorités éducatives ont entrepris depuis 2001 une politique de promotion des langues nationales et d’intégration de l’école à l’environnement socioculturel local à travers une expérience de pédagogie convergente menée avec 10 langues nationales dans 10 écoles primaires pilotes.

La plupart des enseignants en Côte d’Ivoire ont un niveau équivalent ou supérieur au baccalauréat. De même, une majorité a un diplôme professionnel d’enseignement. 

Selon le Rapport PASEC, en 2e année, 35,7% des élèves ont un enseignant qui a le baccalauréat ou un diplôme universitaire, contre 61,4% en 5e année. De même, 74,9% des élèves de 2e année ont un enseignant possédant un Certificat d'aptitude pédagogique (CAP) ou un Certificat élémentaire d'aptitude pédagogique (CEAP), contre 85,6% en 5e année. 

L’un des objectifs fort du plan d’action ivoirien mis en place en 2009 est de renforcer la formation initiale et continue des enseignants. Cette mesure devrait permettre de pallier les insuffisances des formations initiales et continues des maîtres, à condition qu’elle soit accompagnée d’une analyse permettant de déceler quelles sont les problématiques réelles rencontrées par les enseignants.

Face aux difficultés rencontrées, le MENET a initié les actions suivantes :

  • l’élaboration d’une politique nationale de formation continue ;
  • la redynamisation du dispositif de formation continue assuré par la DPFC à travers la création d’un Fonds de Soutien à l’Animation Pédagogique (FOSAP) ;
  • la prise d’un arrêté ministériel règlementant les activités des encadreurs pédagogiques en général et les visites de classes en particulier ;
  • une mission d’appui d’un expert de la Banque Mondiale à la réorganisation de la formation initiale et continue ;
  • une mission d’audit des CAFOP incluant le dispositif de formation continue des acteurs impliqués dans la formation initiale des maîtres ;
  • la perspective de la responsabilisation progressive des directeurs d’écoles comme acteurs clé de la formation continue des maîtres.

 

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